Rencontres irisées

J'ai retracé, très succinctement et superficiellement mal sûrement mais comme je le conçois, le monde matériel et naturel. Et ce monde terrestre doit influencer l'esprit de l'homme à des réactions plus saines et délirantes et moins névrotiques si on se rapproche de la nature et de son milieu complexe. L'homme ne doit pas rester matérialiste, il doit se faire sa propre philosophie de la vie, basée sur des travaux, des occupations originales et diverses et surtout des moments de pensée.

Très importants ces moments-là Merci mes lyres inspiratrices. Qui a parlé de lyres? Ou plutôt une multitude de désirs oubliés et de passions altérées. Un brin de nostalgie pèse une quantité insupportable sur mon coeur qui en perd son souffle. C'est en ce délire solitaire et incompris que ces lignes se remplissent. Sans commencement, trop de faim, de soif et de dégoût m'habitent. Désirs fous d'un enfant bientôt adulte qui veut initier sans ordonner. Cette solitude recherchée, envahie de passions extérieures et de fanatisme, me rend nerveux.

La question est de trouver chez les autres les germes spirituels de mon crâne. Ce monde fascinant du cerveau me trouble et m'accable d'une foule de points d'interrogation. Mais la réalité matérielle offre quelques points d'exclamation sans pourtant expliquer les mécanismes psychologiques. Mais pourquoi est-on là en train de discuter, de travailler, de s'amuser, de rêver, de vivre? Vers quel chemin allons-nous? Quel courant nous emporte, de quelle force dépendons-nous?

La Dame Nature soi-disant créée par Dieu et qui se fait ronger, rogner et modifier de toutes parts par les petites fourmis humaines, ne sera pas éternelle au rythme où on vit et par conséquent Dieu ne sera pas éternel. Je comprends maintenant comment la légende de notre Histoire déroule son rouleau compresseur sur l'humanité. La propriété interdit au frère de cueillir la pomme. Plus d'Adam mais des voleurs. Mais un immense espoir de bonheur aussi grand qu'inassouvi.

Le dépotoir de notre monde fait de gadgets inutiles vantés par une publicité efficace pour laver plus blanc que blanc le cerveau humain, arrivera encore et toujours à réaliser des oeuvres sataniques ou infernales. Cela me fait penser à l'histoire du petit hippocampe, cheval de mer fantastique, qui aime s'amuser dans son coin d'algues sans qu'on ne réveille son sixième sens sauvage.

Rencontres Irisées CBCS - Jacques Moriau

Des ennemis en ferraille et pollueurs ont commencé à l'envahir de révolte et d'insoumission. Il commença à abandonner son régime végétarien et à manger tous les petits poissons qu'il rencontre et des plantes aquatiques dites magiques. Beaucoup de ses frères hippocampes firent de même. Cette scène fabuleuse se passe dans une mer profonde au coeur de l'océan Pacifique. Ais les terribles chevaux qui grandissent presque à vue d'oeil deviennent féroces pour les autres poissons. Et les requins du coin avertis et très forts décidèrent de se défendre contre ce violent déferlement.

Ils allèrent déclarer la guerre aux hippocampes avant de les attaquer et de les tuer. La guerre va être terrible et les requins, moins nombreux mais plus forts, ne feront qu'une bouchée des chevaux aquatiques. La conséquence d'un terrible choc entre un pétrolier et un paquebot allait être cette guerre. Les hippocampes ne s'attendent à rien. Ils jouent avec leurs cadavres de poissons déchiquetés avant de les dévorer.

Ils s'amusent à se piquer avec les arêtes. Les requins approchent et au moment où ils s'aperçoivent que les hippocampes s'amusent, ils foncent tout droit sur eux. Là commence le dur récit du massacre de la mer magique. Les hippocampes surpris essayent de s'enfuir et de se cacher mais les gros requins aux longues dents pointues et acérées prêtes à dévorer avancent plus vite. Quelques hippocampes inattentifs sont engloutis par les premiers requins. La poursuite sera brève puisque d'autres requins arrivent vers le lieu de ce tragique combat, avertis par le goût des cadavres éclatés et avalés.

Les hippocampes affolés plongent vers le bas pour essayer de se cacher dans la végétation d'algues. Erreur, ils auraient dû s'éparpiller car un raz-de-marée de requins surgit vers eux. Ils se font déchiqueter et engloutir par les voraces requins. Une couleur verdâtre et rougeâtre colore l'eau bleutée de la mer. Des bruits aigus sortent des gueules des requins. L'hippocampe le plus jeune, sauvé par sa taille minuscule et son agilité, s'est caché dans le domaine de ses parents.

Il gémissait et commençait à souffrir de tout de liquide souillé par les cadavres dépecés. Il doit partir, les ennemis ne sont plus là. Il réussit à retrouver d'autres chevaux de mer. Mais il repart seul et commence à saccager et à dévorer tout ce qu'il peut. Ses parents sont morts, il veut se venger et être plus fort que les requins. Pour aller nulle part, et rester toute sale, de sueurs et de pouvoirs. La suie chemine dans le trou Noirci des ténèbres, le volcan Et le démon portent des coups Sans le moindre sentiment.

Macabre esprit, qui es-tu? Toi sans lequel je me perds Dans les pensées de la rue Déserte et sans mère. Le savoir et le vouloir Qui enchevêtrent leurs idées Et les embrouillent le soir Où je nous dilapidais. Les veines du tyran apaisées Par la tension du baiser Qui reste pour une éternité Gravée, soudée, sans réalité.

L'éclat du soleil qui perturbe Le visage éphémère de la lune Et les étoiles froides titubent Devant la noirceur de ma plume. Assez d'amour, excès de haine Je te balance ma rengaine Au creux de tes oreilles si fines Qu'on se demande, en sourdine Si tu as une réception Pour nicher mes passions.

Toi Que je ne comprends pas L'âme charitable dévie La pitié n'est qu'hypocrisie Que penser? La couleuvre qui effraie Sur la colline, tu te tais, Et t'échappes en pleins feux Tu reviens pour arroser Des espoirs vains et hideux Que le monstre venimeux A voulu te causer. Ta silhouette s'entête Et tu répètes à tue-tête Que rien ne va plus Que je n'ai rien vu. La sonnerie, l'alarme du coeur Le rappel des heures d'oisiveté La révolte coite et refoulée Par d'inaccessibles pensées, Trop basses ou trop hautes Sur quel levier se baser Pour pousser toutes les fautes Dans le gouffre des blasés?

Et un oeil encore vif vit D'amour et d'air purifié Par une conscience défiée Notes poétiques sans ou si peu d'importance je m'en frotte la panse, pour affirmer que tu es le poète ingénu, il faut vivre l'inhibition de la soumission et chanter la rédemption. Ces lignes m'extirpent du froid Et de dégoût je pète en plus Pour libérer mes aspirations chiantes, Excusez, disons scatologiques Pour ne pas déranger ceux qui paniquent Avec des mots qu'on trouve en vente.

Les plus hauts cieux qui dominent La pieuse ville de Lourdes, sainte Faite de saletés mesquines qui s'achètent Dans d'ignobles magasins aux tristes mines, Gardent la grandeur naturelle D'une fille simplement belle En quittant la Sainte Bernadette Le ciel rosi donne un air de fête, Et en avant la musique, la gaîté, L'ironie de ceux qui ont rejeté, L'idée que les saintes vierges N'ont jamais touché une verge.

Que les culs serrés s'abstiennent De reposer leur esprit sur de tels fondements. La vie, jeune et saine, Que l'enfant quitte, que les hommes frêles, Matérialistes, aiment à torturer Et n'arrivent plus à aimer Devant l'écrasante et accablante Réalité, sinistre, rendue au danger Par des armées sanglantes. Le bourgeon va bientôt éclore, Et faire pousser la fleur Le printemps a son labeur Pour égayer le théâtral décor De notre monde et de son fondement Putride où s'affrontent les vers blancs.

Prends ton coeur et ta rose Et va planter sous la pluie Dans le rayon parfait d'osmose La graine du jour et de la nuit. Et plus tard j'irai goûter Dans ton corps velouté La substance du fruit, La raison qui nous fuit. En période d'aigles et de rapaces Survolant religieusement nos traces, Le petit oiseau blanc et innocent Sort de son linceul de sang. Plus de surprises, la table rase ceux qui se blasent dans la naïve extase.

Dans sa marche ascendante, on découvre cette réalité profonde ou on la redécouvre de la vie qui évolue, toujours. Mais les bases psychologiques restent implacables, avec un long et douloureux changement des moeurs. Ce ne sont là que palabres qui sont issues d'un petit villageois au milieu d'un tourbillon humain qui, néanmoins, ne mélange pas son immense potentiel et ne se confond pas dans un bienfaisant délire.

Le sourire, mesquin et trompeur, est a priori un berceau accueillant où il fait bon se sentir dans le réconfort et le bien-être. Mais ces apparences sournoises sont évasives et il ne faut pas trop s'y attacher, de peur de ne garder que des relations superficielles et faussées. Dans un autre domaine, l'art musical, moins prosaïque, on peut sentir le fond de son être s'accrocher à une branche, qui peut casser, où il n'est pas utile de rester longtemps et régulièrement. C'est le coup de blues, de rage ou de volupté qui fait craquer.

RENCONTRES IRISÉES: DÉBATTONS AVEC NOS RESPONSABLES POLITIQUES!

Chacun choisit sa branche selon ses états d'âme. Tant que les branches se rejoignent sur le même tronc. Souffle de la vie, bonheur espéré, Angoisse mise à nu, Dieu vénéré, Rejoins les tiens Ou attends demain Demain, qu'elle revienne Si tu l'aimes. Stylo en main, sans réponse Pas de lendemain, tu fonces Droit devant sans réfléchir Tu ne pourras peut-être revenir. Berceau de l'ennui ou de l'oubli Les murs encerclent ton lit.

Prisonnier sans rien Attends encore demain Demain, qu'elle revienne Si tu l'aimes. Je voudrais Qu'ils apprennent Ce poème Sans idée. Pour cela Je préfère Me taire, En rester là. En effet, A quoi sert De torturer Pour des vers? Ce poème, Je le conçois Pour les enfants Que j'aime. Je fais tomber mon gâteau au miel, Parmi tous ces flâneurs en flanelle.

Toujours caressé de rêves, adolescents Qui ne m'ont guère plus avancé Je suis retombé dans ce trou béant Qui m'a aspiré dans ma lancée. En mettant la marche arrière De la grande machine du temps Demain redevient avant-hier Mais plus rien n'est comme avant. Je continue à faire tomber le gâteau, Parmi tous ces chants d'oiseaux. Rien n'a changé pourtant, même grand, Les caresses rêveuses et les yeux de maman, L'air pur et le triste chant du temps Qui fuit en nous laissant dans le néant.

Tout fout le camp! Je caresse Des yeux ces oiseaux aux vols sinueux. Courbes et légères, ces trajectoires De volatiles laissent hagard Le rêveur perdu dans le ciel blanc Traversé de points ailés poussés par le vent. Des cheminées d'usine fumantes ça pue Un feu de bois et des plantes ça sent bon. Des frictions de conflit ça pue Des caresses adoucies ça sent bon. La peste, le choléra Le serpent et le rat Le venin, la morsure La mort, les vomissures.

La montagne, la plaine, Les bordelais les parisiennes La campagne,les villes, Où sont les plus laids? Du vain et du laid du vin ou du lait? Mort d'aimer, mort de trop haïr, Décès d'un dur à cuire, D'un mal aimé, d'un malade D'un petit garçon sans parade Tous sont morts de vivre. Les riches et les prolos, Sportifs ou alcooliques, Intellectuels ou flics, Manuels et badauds. Chacun vit et meurt de vivre. Sénateurs et fils de putes, Technocrates hirsutes, Présidents et pédés, Hétérosexuels ridés.

Tous sont morts de vivre. La faune est en pleine débâcle Les carnassiers se mettent à table. Président, directeur, général et gardes à vous, Quelques piétons dans la rue aux pas mous Saluent bien bas l'effigie du vieux P. Sur le portail de l'usine, tous bien rangés, Dans l'attente quotidienne de l'heure du boulot Et dans l'espoir résolu de retrouver le métro Vais-je revoir encore la lumière? Vais-je revoir ton visage une autre fois? La peau de mon visage pèle, Je ne peux plus contrôler mes jambes et mes bras. Je vis un flash de lumière aveuglant Je sentis la chaleur brûler à travers mes os Un champignon géant dans le ciel, très haut L'odeur de chair humaine brûlant Les gens hurlent dans leur agonie L'atmosphère était chaude, cela coupait la respiration Visages torturés, peaux noircies Je trébuche aveuglément sur les chairs à canon Mémoires vivantes du passé, Passé étincelant mes yeux éblouis.

Mon corps est trop faible pour bouger L'univers et moi en pleine agonie Où sont passées toutes les fleurs? Où sont partis tous les gens? Dites-moi où est ma famille maintenant Dites-moi où s'en va ma vie à cette heure Tout ce qui est advenu de l'espèce humaine? Je sens se désintégrer mes cellules Je ne veux pas finir comme ça, c'est nul Pourquoi être puni d'un crime, quelle peine Que je n'ai pas commis? Quelqu'un doit m'aider, Aidez-moi je vous en prie. Il ne reste personne pour m'écouter.

Trop bu de vin pour se sentir bien Je m'achève au milieu de tes seins Autour je ne vois que des vauriens Autour de nous attirés comme des chiens Gerbes de fleurs et nausées savoureuses Il n'y a plus d'heure pour te rendre heureuse. Dans ton sexe mou Et ton cerveau flou. Les tripes éventrées pendant le grand festin Dégoulinantes de viandes et de jus de raisin Le crâne torturé par un fictif marteau-piqueur A chaque gouttelette je me noie et je meurs L'impression d'être une fourmi dans un verre Plein d'essences éthyliques et un peu d'éther.

Dans ton sexe roux Et ton cerveau fou. Excité par des voix jouisseuses et féminines Bourré comme un joint comique et fumant Fait comme un rat piqué aux amphétamines Ivre à rester K. O debout pour longtemps Cassé en deux comme une branche rompue Par un vent violent au sifflement qui tue. Dans ton sexe doux Et ton cerveau saoul. Vautours crochus et vampires assoiffés de sang Il plane au-dessus de nos têtes mortelles Une menace réelle à faire craquer les poutrelles Du château hanté du vieil écossais Callaghan.

On fuit ce monde incertain de mauvais esprits Et on boit jusqu'à se retrouver dans un lit. Dans ton sexe qui bout Et ton cerveau de loup. Quand revient la chouette qui m'effraie Je vois le hibou, les cailloux, mon genou N'importe quel objet et même ce chou Sans fleurs, sans racine ni rosée. Le grand duc arrive pour festoyer Et l'aigle royal dérobe le méchoui Poursuivi par la horde affolée Des domestiques et du p'tit Louis. Vaine fut la poursuite affolante, Et tous burent vers la mort lente. J'essaye de rire de ça Tout le dissimuler avec des mensonges J'essaye et je ris de ça En cachant les larmes dans mes yeux Car les garçons ne crient pas Les garçons ne crient pas.

A tes pieds je m'effondrerais Et pardon je demanderais Avec toi je plaiderais Mais qu'il est trop tard je sais Et maintenant il n'y a rien Que je puisse faire Ainsi je cherche. Je t'aurais appris Que je t'aimais Si j'avais pensé que tu resterais Mais je sais que c'est inutile Que tu es déjà partie Tu as mal jugé tes limites Poussé trop loin. Par principe j'avais admis Je pensais que tu avais plus besoin de moi Maintenant je ferais plus que n'importe quoi De mon côté te faire revenir Mais je continue juste à rire En cachant les larmes dans mes yeux Car les garçons ne crient pas Les garçons ne crient pas.

Toi qui m'aime Et qui n'aime Pas les poèmes. Sans toi je ne suis Qu'un chien sans os Un prisonnier qui fuit Un être fatigué cherchant le repos Un drogué isolé soignant sa parano Un infirme qui rêve qu'il va guérir Un débile qui ne fait que rire Un débile qui aimerait rire Qui ne se fait aucune bile Un paraplégique qui croit marcher Un impuissant qui croit éjaculer Un rêveur devant la réalité Un voleur condamné à perpétuité Une paire d'yeux sans acuité Un bébé mourant sans avoir vécu Napoléon et Hitler, tyrans vaincus L'alcoolique invétéré en rupture de stock Un bateau en mer, sans marin, ad hoc.

Le coeur qui bat, se bat, est brisé Par des pensées, des idées noires et irisées, S'enlaçant autour de mon esprit, j'en ris. Quand je souris, quand je suis triste Quand je ne dis rien, que tu me pistes J'aime que tu me dises: Quand tu souris Murguette Allons conter fleurette Quand tu es triste Murguette Allons conter fleurette Quand tu ne dis rien Murguette Allons compter les fleurettes.

Trouver une analyse, une prise de position, ou un outil pédagogique

Mais quelles traces doit-on suivre Pour trouver la voie et ensemble vivre Le chemin est dur sans subterfuge Et en ton sein je trouve refuge Tu souris Murguette Je te conte fleurette. Petite femme aux doux câlins Au beau regard dont j'ai besoin Sans toi, comment ne pas avouer Le sentiment d'être déjoué M'affaiblit envers la Loi Me renforce auprès de Toi Tu es triste Murguette Je te conte fleurette.

Chut, notre silence est d'or Sans regrets ni remords Tu viens près de moi J'attends que tu sois là Tu ne dis rien Murguette Je compte les fleurettes Afin de te les conter une à une. Dogmes révolus et curés sans soutane Multiplication des sectes, faux sceptiques Les luminaires se trouvent partout Ici ou ailleurs, dans la nature qui se fane Echappant aux certitudes, non pas aux fous Ni à la nouvelle religion économique. Le froid me rend triste et chaviré J'ai peur de me faire absorber par cette sombre soirée. Isolé, sauvage et effarouché Par le public qui l'a cherché Il se cache dans sa propre bile Scène dantesque d'une idylle Sinistre entre l'ours et l'enfer Entre chaque idiot et Lucifer Dans un décor brumeux Noir et ténébreux Sans issue, clos sur lui-même Le diable caresse ce qu'il aime: Le froid qui rend triste et chaviré La peur quand il va l'absorber par une sombre soirée.

Et à la santé je bois De notre bon souvenir Et de nos futures joies Avec la peur de périr Sans toi dans mes bras. Un homme sur la lune a marché Ma tête est dans les nuages Tourne avec le vent la page La musique flotte et me noie Ton absence avive mes pensées Et je ne vois que le noir et toi. Je bois en vertu De nos corps qui s'aiment Et aux maladies Je souhaite qu'on les tue Nos corps qui saignent Jour après nuit Coup après coup Nuit après jour. Le ciel est bleu, noir ou grisâtre Rose, orange ou transpercé Par les éclairs.

Buvons et Défions les forces naturelles Surpassons, éclipsons, effaçons A jamais ce virus mortel Jusqu'à la lie buvons Cette potion magique, cet elixir de vie Purge de la fièvre du pâtre. Et en hommage au philtre d'amour Dansons follement toujours. La marque du temps qui fuit Trace avec ses griffes des rides Impossibles à éviter, signe impavide Et ambivalent de la vie. La neige tombe, la pureté du blanc Transforme la contrée en un linceul Que le skieur trahit à lui tout seul Et dérange en sa course contre le vent.

La marque du temps qui passe Efface la jeunesse et défraîchit Le corps et l'esprit en vies Bientôt un dernier souffle, trépasse.

Nos prochaines rencontres irisées

Un jour de travail, une nuit d'amour, Une semaine de vacances, un mois, un an L'âge bête des enfants, la raison des parents, La retraite et la paix pour toujours. L'hiver, le froid dehors et la cheminée fume; Le printemps, les fleurs et le chant des oiseaux; L'été, le soleil et les jeux dans l'eau; L'automne, l'agonie des feuilles et le rhume.

On se retrouve ensemble Après une dure année Et on vient bosser Tout le monde est là A la nuit tombée. Nageant dans l'océan Secoués parmi les vagues On entend les enfants Crier à tue-tête Se faire des blagues On en a plein la tête. Et pendant ce temps-là Les monos sont là-bas Tenant le périmètre Sans bouger d'un mètre, Ils sont tous heureux pendant la baignade.

Actus récentes

Dans ce rythme endiablé La lune disparaît On ne l'a pas revue, Et demain non plus. Plus de chansons sous la pluie Le soleil éteint les signes de vie, Elève le niveau de la mercredi Avec la fonte des icebergs. L'eau est vendue à prix d'or, De rares jardins dans le désert Pour ces rescapés de la Terre, Hommes impitoyables et forts, Qui deviennent tout noirs Comme cette lumière aveuglante, De cette planète bleue mutante Puis se métamorphosent en monstrueuses tares, Plus rien ne vit à part des êtres agonisants, Anéantis, désaxés, déréglés, mourants.

Intellectuel râté, poète débile, Joueur de carte, vieillard puceau, Musicien désaccordé, rizière asséchée, Rendez-vous manqué, tomber dans le panneau, Chrétien pêcheur, pêcheur crétin repêché. Pourquoi je me plante, un arbre, Ma tête bourgeonne, sur du marbre, Des fleurs aux cheveux Un coiffeur malheureux S'abstient dans le shoot, mon père, Manger les ciseaux, une pierre, Peigner un chauve, souris, Crever d'overdose sans radis? Un drapeau est tâché de sang, Le général rentre dans le rang, Un sidaïque donne son sang, Les soucieux cessent de vivre à vingt ans, Des atomes non crochus sont en vadrouille, Le dernier des Mohicans est mort de trouille, Un singe descend de l'arbre, Un homme descend du singe, Et la statue reste de marbre Devant Berthe lave son linge.

Avant que la foule ne s'excite Et d'un seul cri, sans suite Ne détruise les espoirs Et ne laisse à jamais Dans la nuit noire Les clameurs se calmer. Pourquoi une chandelle monsieur le Directeur? Ma grand mère n'est pas encore morte pour l'heure. Je n'ai plus de feu, la tentative avorte ça va mieux quand défilent des images fortes Le briquet allumé Le calumet fumé La porte claquée Le boulot plaqué.

Je broie Du noir, Ce soir, Je crois. La noyade consommée Les esprits ranimés Affluent vers l'océan Comme un fleuve géant. Aux appels incessants Nul ne répond Dans la nuit des temps Au premier bâtiment Tout au fond A gauche avant d'entrer Dans le firmament Vous allez pénétrer. Le téléphone ronronne Avec un chat gris Dans la noire nuit Ces mots devant le miroir Transformés en nuit noire. Elle caresse le châton Il tape sur son chien Il file un mauvais coton Elle ne fait plus rien.

Il aime comme elle est Elle essaye de l'aimer Il n'est pas trop aidé Elle préfère l'amour zélé. Il achète des revues pornos Elle écoute la chaîne stereo Il rêve de filles sados Elle se shoote à l'hero. Il n'aime pas ce qu'elle fait Elle n'arrive pas à l'aimer Il est aussi un peu pédé Elle a tendance à se laisser aller.

Dehors, il pleut, c'est triste Dans le salon le brouillard persiste C'est si beau la vie de couple Que chacun se dédouble Quand le tronc de l'arbre plie Quad l'analphabète lit C'est la folie de vivre en couple L'érudit travaille de ses mains Le peuplier devient arbre nain Le mari, travesti Sa Dame, du pipi. Rencontres passionnées entre la foule et son leader: L'opium libérateur du dealer d'opinion qu'est le Führer La démagogie délirant du fasciste raciste Persécute, mitraille et militarise sa liste.

Pur modèle et représentant douteux D'une race arienne à rien supérieur Tous les vauriens qui n'ont pas pu choisir De naître ailleurs que dans ce pays de fous furieux Excités par les drogues et les discours démagogues De n'être d'ailleurs que d'ici sans loisir d'avoir mieux Que d'éviter le meilleur sans savoir que c'est pire.

Comme par un beau jour d'été brûlant Sous le soleil de Satan qui se lève à l'Est La mer de glace impassible attend Et sans raison apparente s'enlise. Les heures folles de l'Histoire Paraissent dérisoire Pour le vieux médecin Reconverti en presque rien Dans l'hiver d'une guerre froide Après la terrible vague déferlante du Printemps de Prague Désillusion fracassante des lendemains qui ne chantent pas Le monde kafkaien nous fait marcher au pas Jamais tant de sourires et de déclarations N'avaient suscité tant de fausses interprétations, Et développé tant de trahisons.

Folles heures de l'Histoire Et autant de malheurs dans les mémoires La raison côtoie le délire La haine fréquente l'amour La fureur de vivre toujours S'apparente à la fureur de mourir. Peste et choléra, Le chat n'est pas là, L'antidote et le vaccin, Les souris dansent Le rat leur font la fête Cancer et sida, La dot et le tocsin. Ils ne sont plus là, Les félins dansent encore Peut-être pas pour longtemps.

Le singe est descendu de l'arbre, L'homme a croqué la pomme, La vie s'éveille en sursauts, La bombe sexuelle du serpent venimeux, Le coït défendu, les tabous déployés, L'ignorance développée, Pour la fumée noire et le liquide visqueux. Sans cervelle et sans elle, Je fuis dans la nuit Avec lui je m'écris Pourquoi tant de haine? L'innocence perdue, l'insouciance évaporée, La haine attisée, la violence engendrée, Le rêve perdu, le cauchemar retrouvé, La gaîté, la chaleur, l'ivresse, la nausée, Le coma, le chaos, l'enfer éternel, Verre après verre, jour après jour, Vers après vers, nuit après nuit, Que reste-t'il de nos amours Bientôt plus rien n'y pourra La neutralisation détruite L'anarchie trouvée, chaos total, Big bang parfait, ni bien ni mal.

Dinosaures et monstruosités règnent pour le pire. La lune a perdu son sourire Qui ne se renouvellera plus pour le meilleur. Le bon n'existe plus ici ailleurs Aquoi bon continuer à jouer? Temps de réflexion spontanément condensé Uniformes variés volontairement transformés Volonté contradictoire politiquement opposée Emotion véritable raisonnablement amoureuse Marionnettes de bébé pour culottes courtes Verre de liqueur tonique américaine Résultat involontaire à chaque fois répété Humour amusé Orgie au Musée De répèt' Contrepets.

S'installe alors le rêve désiré Par l'âme légère annoncé Et la transition cérébrale De la logique consciente A la magie inconsciente Le dortoir ne dort pas, j'râle Les ronflements lourds sourds Et les sifflements si cadencés Du groupe endormi à son tour Phase ascendante quotidienne D'un cerveau sous-exploité La fonction si essentielle Chère à Freud l'interprète Dévoile ton regard violette Sublime mes sens en me révélant Les facettes cachées de ton talent Les cachettes secrètes de ta beauté L'intime conviction des secrets caressés Que l'amour est fait pour nous deux liés Que l'amour se croit et se pratique Que l'amour n'est qu'un égoïsme partagé Que l'amour n'est qu'une illusion idyllique Que l'amour reste s'il est vraiment sincère Que l'amour révèle ce qui est son contraire Que la haine unit aussi certains êtres.

Mélange subtil de légèretés aériennes Moment de douce chaleur et bien-être Me délecte par avance c'est la mienne Que je prolonge au possible sur Terre A des heures où le travail est hygiène Où les sentiments n'ont plus rien à faire. Dans un Monde que la fille de mes rêves Ne connaîtra surement jamais, m'achève. Saoûls Sous la table Le hoquet O. Sans glace s'il vous plait La plaie pansée Le Seigneur pensait Il saignait, personne pour le soigner Si ce n'est un aliéné né niais La nature 'a dédaigné Injustice retournée Contre la noble Sainteté.

Morale de cette histoire, au choix: Tout Privilège est injuste Pour celui qui ne l'a plus Et pour celui qui ne l'aura jamais. Ou Le roitelet est un oiseau Le roi mage est un homme. Se bousculent les réflexions et les images Le champ labouré, le foin engrangé, la précieuse étoffe Les rites sacrés, le bijou aux diamants, les beaux meubles, Le chat étiré sur le sofa en cuir Etouffé, communicatif, le rire Pleurs, mal maîtrisés ou pire Le vent souffle sur les toits comme courent les bruits La tempête s'arrête et la récolte est perdue La pendule perd ses aiguilles et le temps fuit La robe du soir satinée écorchée par des griffures Le joyau égaré dans des mondanités douteuses Les enfants jouent devant les visages ridés Des silhouettes endeuillées l'aimant la menteuse De civilisations conquérantes antiques épopées Richesses ensevelies des héros historiques méconnus Influences culturelles des peuples insoumis et violés Grandes conquêtes sociales sanguinaires reconnues Tyrannie, dictature, démocratie et tas désunis La condition peu humaine de certains peuples Ne s'éloigne t'elle pas du combat intellectuel?

Des mots, des maux Pas de blah-blah Trop de gri-gri Avec toi sur moi Ou moi sur toi A l'envers à l'endroit A l'encontre de tes doigts Je parle sans mot dire Souffre du mal de vivre De mal en pis De malentendus mal dits De maudits personnages Kéké le Moko en cage Momo et compagnies. Lire son journal le matin et regarder la télé en soirée La folie de l'oriental moyen arrêtée questionnée Flirte avec les normes de l'Occident capitalisées En dehors de toute relativité universelle, Rien d'autre que la guerre, la religion, L'obsession sexuelle, le travail et la famille, Les vacances, le crime, le repos, la drogue, La bouffe et la tragédie humaine Pour dévier la lave de l'existence En ébullition permanente.

Ce n'est déjà pas si mal. L'ange heureux a bu Son calice dans son lit Blanc comme un linceul, nu Ivre mort, cadavre exquis. Eternellement éthylique Envolé par les cieux Oublié l'alcoolique Devenu ange heureux. L'ange heureux a bu Son calvaire s'est enfui Loin de tout bruit De ce bas monde qui pue. Remarquez, tout cela est resté fort civil. Nous sommes, dans le social et la santé, des gens de bonne compagnie.

Rencontres Irisées CBCS

Et on a bien entendu aussi les exigences budgétaires et gestionnaires qui évidemment rabotent les tentations du politique. On a bien pris note de tout cela. Des difficultés politiques qui deviennent les nôtres. Comme nous savions depuis longtemps que les difficultés des autres étaient aussi les nôtres.

Nous ne savons plus quoi faire, dans ces conditions, de nos propres difficultés. Alors, nous retournons en première ligne, comme des grognards à Waterloo, de la campagne de au plan bruxellois



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