Rencontre définition sociologique

Touraine était à l'origine un agrégé d'histoire. Cette théorie qui est fondamentalement sociologique repose sur une périodisation. Il n'y a pas la même chose à mon avis dans la sociologie rurale ; quant à la sociologie religieuse, je la connais moins bien. On peut penser par exemple à la sociologie du symbolisme ou à la sociologie de la connaissance: C'est plutôt une réflexion que je voudrais vous soumettre qu'une question.

Grosso modo les historiens travaillent sur le passé et les sociologues sur le présent. Les historiens travaillent donc sur des traces. Le stock en est fini. C'est ce que nous ont laissé des gens qui sont morts. Le sociologue, lui peut faire parler les personnes. Il peut créer des traces spécialement conçues à son usage de sociologue. N'est-ce pas cela qui lui donne l'illusion de faire quelque chose comme du travail de laboratoire et le tire vers le pôle expérimental. Oui c'est vrai, mais je n'admets pas tout à fait la proposition suivant laquelle les documents ou les traces sur lesquels travaille l'historien sont un ensemble fini et donné une fois pour toutes.

Ce qui me frappe, au contraire, c'est l'ingéniosité des historiens à faire parler des traces qui étaient là mais que jusqu'à présent on n'avait pas vu comme traces. Prenez par exemple les monuments aux morts ; il y en a plus de Ils étaient là depuis un demi-siècle, mais personne avant moi ne les avait fait témoigner.

La délinquance (SOCIOLOGIE)

Toute l'histoire du Moye Age a été renouvelée par des fouilles d'édifices civils car l'archéologie médiévale en France jusqu'à une époque relativement récente s'était intéressée aux châteaux forts et aux églises, spécialement aux cathédrales et aux sculptures, mais non aux villages qui avaient été abandonnés après la peste noire ou rasés comme dans mon pays le Jura par les suédois dans la première moitié XVIIème siècle.

Ces fermes qui n'ont jamais été reconstruites depuis, on peut les fouiller et on apprendra sur la vie rurale du XVIème siècle et du premier XVIIème siècle et puis peut-être d'avant des quantités de choses. Les traces sont là mais on ne sait pas les voir et transformer son document en enquête. Je l'ai fait par exemple pour le registre des mariages d'Orléans en Vous y trouvez les noms, les prénoms et si vous mettez à regarder de près les témoins, deux pour l'homme et deux pour la femme, vous avez sur les phénomènes d'endogamie professionnelle, de voisinage, d'endogamie géographique une masse de renseignements qui valent les enquêtes par sondage dont les sociologues surestiment parfois la fiabilité.

Donc, en gros, vous avez raison mais pour une part il y a un effet d'optique parce que les historiens peuvent enrichir leurs matériaux. En revanche, la différence irréductible est celle qu'introduit le temps, l'éloignement de l'objet d'étude dans le temps. Je prendrai deux exemples. Soit une étude sur l'habitat populaire entre les deux guerres en France. Vous ne pouvez pas utiliser indifféremment le terme appartement et le terme logement. L'appartement est un espace distribué à partir d'une entrée ou d'un couloir ; c'est un mode d'organisation de l'espace domestique qui à l'origine est un mode bourgeois.

Parler des appartements des ouvriers entre les deux guerres, c'est dire faux parce qu'il s'agit de logements: D'où un problème pour l'historien car le lecteur ne percevra pas la différence entre logement et appartement, sauf s'il donne l'explication, mais on ne peut expliquer tous les mots dont on se sert.

Au fur et à mesure que l'histoire avance le sens des mots se déplace et on se trouve à utiliser en 89 des mots qui étaient déjà utilisés en 39 ou en 19 ou en et qui sont maintenant à côté de leur sens d'origine, et si l'on utilise d'autres mots pour nommer ces réalités primitives le lecteur d'aujourd'hui ne les comprends plus. C'est un vrai problème pour l'historien. Pour l'historien des périodes très éloignées, il devient insoluble. Les historiens ont tendance à penser que les sentiments sont historiques et que ça n'est pas de tout temps que les hommes ont été amoureux.

Comment expliquer que l'amour des gens du Xllème siècle n'était pas ce que nous, hommes du XXème, nous mettons sous ce terme? Il n'y a plus d'histoire si "amour" au Xllème siècle désigne la même réalité que "amour". Tout le problème de l'historien, c'est de faire imaginer l'autre décalé dans le temps en sachant qu'on n'imagine jamais que par rapport à soi et que finalement cet autre est un même.

Ce problème du même et de l'autre vaut aussi pour l'ethnologue. Pour le sociologue aussi ; ce n'est pas spécifique de l'histoire. Paul Veyne a pour caractéristique de pousser cette variation imaginaire à l'extrême: Il s'agit de l'arbitraire de toute énonciation sur le monde historique et cette contrainte énonciative est commune à l'anthropologie, à la sociologie et à l'histoire.

La distance culturelle procure autant d'occasions de contre sens et de faux sens dans toutes les descriptions de la différence culturelle: Une des premières choses dont j'ai été persuadé en tant que sociologue, c'est que parler des classes populaires dans la France du XXème siècle n'introduisait pas moins de distorsions que de parler des groupes culturellement lointains dont parle l'ethnologue.


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Ici la distance sociale se renforce de toutes nos habitudes de chercheurs intellectuelles, scolaires, politiques qui n'ont jamais été décolonisées complètement. On s'est habitué en France depuis Lévi-Strauss au relativisme culturel ; on a compris qu'il est absurde de considérer comme hiérarchique la distance qui nous sépare des aborigènes australiens, puisque c'est le faux évolutionnisme social qui a engendré ce type de description au XIXème siècle. Cela dit, il est difficile de transposer ce relativisme ethnologique à la distance sociale entre les groupes pour ne pas dire entre les classes ou groupes d'une même société ' 5.

Le méthodologisme est d'abord un anti-culturalisme, il détourne les yeux de l'anthropologie. Je pense à celui qui cherchait à définir son sujet d'enquête parce qu'elle présentait la commodité de tester l'influence de deux variables-tests sur la relation entre une variable X et une variable Y. Cet étudiant me répondait quand je lui parlais "terrain" ou hypothèses descriptives: On était dans les belles années du méthodologisme. Mais enfin, il faut faire des gammes II me semble que cela dessèche l'imagination historique ou ce que W. Mills appelait "l'imagination sociologique".

Oui mais les sociologues qui restent philosophes ce n'est pas mieux. Oui d'accord, c'est symétrique. II semble malgré tout qu'il subsiste une différence qui provient surtout de l'enquête sociologique. C'est un procédé qui crée du social artificiel, qui amène les personnes à se poser des questions qu'ils ne se seraient pas forcément posées et à y répondre. On pourrait imaginer que les sociologues fassent comme les historiens et qu'ils disent: Mais voilà, ils s'obstinent à faire des enquêtes.

Non mais moi je ne suis pas très sensible à ça parce que je mesure l'immensité des archives que nous n'avons point dépouillées et dans les archives que nous avons dépouillées, la pluralité des perspectives suivant lesquelles elles n'ont pas été dépouillées et suivant lesquelles elles pourraient l'être. Vous avez bien abordé la question du temps et particulièrement la périodisation qui est un point très important, mais il me semble que l'on a pas vraiment parlé du changement, de la rupture, de la dynamique des sociétés. Qu'en pensez-vous?

Ma question s'adresse plutôt à l'historien: J'entends par là l'intérêt porté à ce qui est le résidu par rapport à l'histoire officielle celle qui apparaît dans les manuels scolaires. Cela inclut l'attention portée aux minorités comme par exemple les tziganes en Europe. Ce que vous appelez la contre-histoire, c'est une histoire qui essaye de décliner les conséquences de choix qui n'ont pas été pris par exemple, de ce qu'aurait été le développement économique de la Russie s'il n'y avait pas eu la révolution?

Je vais répondre brièvement. Premièrement l'histoire au sens scolaire du terme jusqu'au baccalauréat inclus est-elle de l'histoire? On peut en débattre longuement mais cette histoire a pour caractéristique fondamentale d'être une histoire dans laquelle les faits sont tout faits ; les faits sont là, donnés, et sans aucune interrogation sur la procédure qui a permis de les construire et de les sélectionner alors que tout le problème de l'historien, c'est de construire les faits et de les construire en découvrant qu'il en va de l'histoire comme des sciences positives, qu'on ne peut pas construire un fait sans un début de théorie, c'est-à-dire que le fait ne prend sens que par la place qu'il va occuper dans l'argumentation et qu'on ne peut pas construire de fait si l'on n'a pas déjà une idée de l'histoire.

Ce qui introduit entre l'histoire au sens scolaire du terme et l'histoire au sens scientifique du terme une différence à laquelle les étudiants sont très sensibles et qui a d'ailleurs des implications en ce qui concerne le système éducatif parce que les meilleurs étudiants passent par la Khâgne qui les déforme complètement de ce point de vue puisque la khâgne, c'est du secondaire au carré. En ce qui concerne l'autre aspect, c'est-à-dire le fait que l'histoire ne traite pas un certain nombre de perspectives ou de minorités, il en va de l'histoire scolaire comme de toute l'histoire: Là réside toute la différence entre Alain Decaux et un historien universitaire.

La méthode d'Alain Decaux est une méthode historique classique, mais il choisit des sujets que les historiens considèrent comme non. De la même façon que tous les tableaux qui permettent des analyses multivariées ne sont pas pertinents, par exemple croiser la proportion de chaussures blanches avec la consommation de tomates. Le problème du choix d'étude existe partout. L'objet qui est construit dans et par les manuels scolaires est un objet politique, social, dont la critique est faisable soit d'un point de vue sociologique, ce que vous esquissez, soit d'un point de vue historique ce qui a été fait par Suzanne Citron, fort bien d'ailleurs.

Cette façon de construire une histoire scolaire renvoie à un certain nombre de traits constitutifs de notre identité nationale. J'ai voulu être bref tout à l'heure et je n'ai pas développé mon premier point: Mais quand Mr Mitterrand, Président de la République, dit un jour publiquement qu'un peuple qui n'enseignait pas son histoire est un peuple qui perdait son identité, l'historien et le sociologue s'interrogent.

Imaginez Mr Bush dire cela, c'est totalement impensable. D'une part, que le Président de la République estime avoir quelque chose à dire par fonction sur l'enseignement de l'histoire, est insensé en dehors du contexte français. D'autre part, l'affirmation du Président de la République est fausse car les américains, par exemple, ont un très fort sentiment de leur identité: La conscience de son identité aux Etats-Unis n'est donc pas véhiculée par l'histoire. La France est ce pays particulier entre tous où un Président de la République pense qu'il est de son devoir d'Etat de dire quelque chose sur l'histoire et où tout le monde le trouve naturel, un pays où l'histoire structure l'identité nationale.

C'est la raison de ce que vous constatez. J'en reviens à la question du changement qui est d'une autre nature et beaucoup plus redoutable. L'historien ne fait pas de théorie du changement, il le raconte. Il le constate d'abord puis, l'ayant constaté, il essaie de le dater. Il dit, par exemple, "les pratiques éducatives en France ont beaucoup changé", c'est un jugement trivial pour les gens de mon âge qui n'ont évidemment pas élevé leurs enfants comme ils avaient eux-même été élevés.

Quand cela a-t-il changé? L'historien cherche et il dit: L'historien essaie d'encadrer le moment où le changement s'est produit à partir d'un certain nombre de signes et puis ayant à peu près daté le changement, il essaie d'en trouver les causes ou les facteurs mais, j'insiste, l'historien ne recherche jamais les causes et les facteurs avant d'avoir daté parce que la datation est une présomption d'origine. La recherche des causes relève du bricolage dont on parlait tout à l'heure. Dans cet exemple, on peut évoquer le développement de l'enseignement spécialisé.

On peut trouver d'autres facteurs et - je décris la pratique de l'historien, je ne cherche pas à la justifier - et l'historien cherche généralement plusieurs facteurs. Quand il en a plusieurs, qu'il est fatigué, il s'arrête et il essaie de dire: Mais ce jugement est tout à fait "pifométrique". La pratique de l'historien présente un autre aspect extrêmement fort qui est la solidarité des changements entre eux.

Par exemple les techniques de lessivage, les caractères de l'industrie textile et la mode sont solidaires et la lessive à la coulée ou la machine à laver appellent des tissus différents. L'historien est attentif à cette solidarité de différentes évolutions qui s'engendrent les unes les autres avec parfois. Or techniquement le tracteur c'est quatre roues, un volant, un moteur et un outil derrière, on savait faire depuis , on ne le fait pas avant le début des années Pendant tout l'entre deux guerres il n' y a pas de tracteurs, pourquoi? Une des raisons, c'est que le tracteur ne dispensait pas à cette époque du recours à la main d'oeuvre des ouvriers agricoles notamment pour toutes les cultures sarclées parce qu'on ne savait désherber autrement qu'en sarclant ; c'est en réalité le binôme désherbants chimiques plus tracteurs qui va permettre au tracteur de donner son plein effet.

On peut alors expliquer comment deux évolutions sont solidaires et comment l'une sert de déclencheur à l'autre. Les historiens aiment bien ce genre de raisonnement. C'est parfois magnifique: Je voudrais ajouter un mot bien qu'il s'agisse de ce que fait l'historien. Sachant que l'historien fait dans la périodisation, Prost a quand même supposé résolu le problème de savoir quel est l'objet dont on raconte le changement: Un problème apparaît si l'on aperçoit que les périodisations sont plus embrouillées qu'en géologie où elles peuvent s'emboîter les unes, les autres: Mais les temps sociaux différents Le problème est de savoir qu'est ce que c'est qui fait qu'une date ou un intervalle qui fixe le passage d'une période à l'autre est considéré comme le seuil entre deux fluctuations indépendantes d'autres qui sont à l'échelle de toute la société, comme quand on parle de révolution néolithique ou de révolution industrielle, etc.

Quelles sont la méthodologie et la théorie que se donne l'historien pour construire ses périodes? Il suggère - ai-je tort? Il y a toute une série de problèmes impliqués dans ta réponse qui supposait qu'on savait de quoi on raconte l'histoire L'implicite de ma réponse est qu'il y a autant de périodisations que d'objets historiques. C'est ce que j'enseigne à mes étudiants: Si l'on n'admet pas que chaque sujet a sa propre périodisation, c'est la périodisation de l'histoire politique qui devient dominante.

II y a pire, tu pourchasses les périodisations que tu appelles idéologiques. Mais ne pourraient-elles pas être au moins typologiques? Est-ce que dans cette minutie historique tu vas jusqu'à refuser à tes étudiants le droit de parler de révolution industrielle? Je ne les laisse pas facilement parler de révolution industrielle parce qu'il y a la première, il y a la seconde, il y a la nouvelle, soit au moins trois et l'idée de révolution industrielle n'est pas une idée très transparente.

Ce qui me paraît compliqué, c'est de réunir en faisceau ces différentes histoires. Pour prendre une comparaison, l'histoire est comme une corde avec plusieurs filins, chaque filin est tordu quelque part et les différents filins sont ensemble et peut-être sont-ils tordus au même endroit et la corde est-elle bien nouée, peut-être aussi sont-ils tordus de travers et est-elle mal nouée avec des hernies ici ou là. Ecrire l'histoire, c'est suivre à la fois la corde et chacun des filins qui la constituent.

Si du moins on se place au point de vue englobant qui est celui auquel moi j'ai tendance à ma placer, en tant qu'historien de la société française qui espère bien écrire une histoire de la société française en trois volumes depuis , et qui doit refaire son histoire de l'enseignement. Ah non, il faut la refaire complètement, au moins pour le XXème siècle. Alors où est l'histoire thucydidienne?

On ne la reprendrait pas dès le début si Thucydide ajoutait un codicille! Non, mais ce qui a changé, c'est la problématique, c'est le regard porté sur l'histoire. Je ne peux plus faire une histoire de l'enseignement en faisant abstraction de ce que j'ai appris depuis sur l'histoire de la famille et sur celle de l'éducation.

Cela oblige à poser d'autres questions et pas seulement à ajouter un codicille. D'autre part, il y a eu des recherches faites qui ont mis en évidence des phénomènes auxquels on ne pensait pas. Enfin les périodisations ne sont plus les mêmes. Il faut donc tout reprendre. Pour revenir au changement, comme historien de la société, je trouve que les grandes scansions sont malgré tout, les guerres, celle de 14, celle de Y a-t-il des tests de pertinence pour ce découpage?

Sinon tu sens bien l'objection qui apparaît: Non mais d'abord, si l'opinion a cette perception du changement lié aux guerres ou de la guerre comme rupture, comme événement fort qui désigne un avant et un après, il me semble de bonne méthode de tenir compte de ce jugement indigène. D'autre part, quand j'écris l'histoire ou que je prépare mes cours et que je tombe sur ces grands événements, je constate des changements dans tous les secteurs.

Je les constitue a posteriori mais ce sont des espèces de traumatismes sociaux: II y a bien cette scansion indigène, mais il est utile de la soumettre à l'épreuve des divers analyseurs et indicateurs de coupures. On peut se demander si le fil n'est pas coupé imaginairement. Ce qui serait un peu inquiétant En , le franc n'a pas changé de valeur depuis Bonaparte, un siècle: Le XXème siècle, c'est le siècle de l'inflation ; entre août et novembre , les prix sont multipliés par 2,5.

Oui mais il t'en faut 10, 15 autres indicateurs comme celui-là parce que sinon On pourrait dire le nombre d'enfants par famille par exemple? L'inflation, c'est absolument fondamental pour le comportement des groupes sociaux. Dès lors qu'il y a inflation, les comportements de rentiers sont à terme modifiés et la bourgeoisie est condamnée à travailler.

Dès lors qu'il y a inflation, la revendication salariale se modifie. C'est un grand phénomène mais il y en a d'autres: L'idée de nationalisation n'a pas le même sens avant la guerre de 14 et après, car pendant la guerre, l'Etat a organisé les chemins de fer, etc. La taylorisation, l'organisation du travail ont progressé parce que l'on a pris des femmes pour faire les obus et que les femmes ne pouvaient pas porter les caisses d'obus ; on a donc imaginé des convoyeurs à rouleaux et c'est le début de l'organisation du travail en France au sens moderne.

Il y a bien une quinzaine de ruptures de ce type. Là je suis d'accord. Je voulais dire qu'il fallait se poser le problème: Je dois avouer cette recherche de satisfaction dans un cas: Ce n'est pas vrai. Oui mais pendant ce temps la courbe de croissance des effectifs Malgré les nombreuses créations d'universités provinciales, le poids des universités parisiennes est resté le même et s'est même renforcé pendant quelques années.

La rentrée de l'automne 68 voit les inscriptions continuer leur taux annuel d'accroissement. C'est le type de chose qui attire l'historien ou le sociologue: Pourquoi scansion indigène et scansion savante coïncideraient-elles? L'entrée dans le XXème siècle Mais justement l'année , semblait représenter, dans les discours et les symbolismes d'époque, une scansion alors que les historiens nous expliquent ensuite pourquoi le XIXème siècle va jusqu'en Pour l'histoire du XXème siècle, la scansion c'est vraiment la guerre de 14, c'est vraiment le 2 août La loi du 3 août, c'est le début de l'assistance sociale en France.

Comme les français ne payaient pas leurs soldats parce qu'ils n'étaient pas volontaires, ils ont donné des allocations aux familles des mobilisés. La guerre de 14 est vraiment une coupure. La seconde guerre mondiale regroupe en réalité un ensemble de transformations un peu plus large qui vont de 36 à 47 ; la guerre de 40 est un temps fort d'une période de recomposition du paysage social qui commence avec le Front Populaire et qui s'achève avec la répression des grèves de novembre- décembre 47, et je ne mets donc pas exactement les deux guerres sur le même plan.

Un dernier mot sur ce sujet: Elle amène aussi des rentrées monétaires! C'est pour la sociologie rurale une coupure parce qu'outre ses effets démographiques elle précipite l'entrée des économies villageoises dans l'économie monétaire, si l'on songe au rôle des pensions des veuves de guerre Elle était déjà dans l'économie monétaire, mais les rentrées monétaires de la guerre permettent de payer les dettes, ce qui accélère un mouvement de consolidation de la petite propriété rurale dont d'ailleurs les statistiques font la preuve jusqu'en Il y a là un secteur de la société française dont l'évolution se poursuit, accélérée, renforcée, consolidée par la guerre de 14, alors que pour la bourgeoisie, pour la classe ouvrière, pour les organisations étatiques, il y a une vraie rupture.

Un mot encore là-dessus: Oui, si j'écris une histoire de la société française, il faut bien que je la découpe. L'historien est exactement comme le philosophe, selon Platon: Pour le sociologue, c'est le découpage des catégories ou des groupes sociaux qui constitue le problème de boucher. Là, il y a réellement deux attitudes: Le propre du marxisme d'école était de savoir, avant d'y avoir regardé, que le découpage en classes sociales était toujours plus explicatif qu'un autre. L'attitude inverse - je pense que tu es de ce côté - c'est de chercher en tâtonnant un découpage ou une scansion qui soit meilleure que les autres parce que sur l'objet considéré, elle est la plus explicative soit de la morphologie du récit du changement, soit de la description de structure.

Dans cette perspective empirique, utiliser le concept de classe sociale, tel au moins que les nomenclatures de type INSEE y donnent accès, relève d'une démarche empirique pour autant, et seulement pour autant, que l'on a diversifié suffisamment les découpages en faisant appel à d'autres critères que le critère socio-économique pour conclure, après avoir fait défiler beaucoup de variables dépendantes, que le découpage en classes sociales est, sinon le plus explicatif, du moins celui qui fait varier le plus de choses comportements, chances sociales, etc.

En fait - c'est là le problème de la fragilité des théories sociologiques - aucun modèle logico-théorique ne résiste longtemps à une curiosité empirique trop poussée. Le pouvoir explicatif d'un découpage ou d'une scansion unique sur l'ensemble indéfini et polymorphe des phénomènes est toujours douteux. Je comprends que l'historien voulant écrire une histoire de la société française doit utiliser une scansion, la meilleure possible en l'état de son travail ; mais c'est une nécessité rhétorique du récit: Oui, mais la rhétorique du récit, c'est aussi l'organisation, c'est aussi le gcûÇew ioc.

Si je fais mon premier volume la Belle Epoque, mon deuxième volume de 14 à mettons 36, je sais que cela tient debout tandis que si je coupe en , puis en , ça ne tient pas. II faut multiplier les tests, c'est une application affaiblie mais utile du raisonnement expérimental. Les historiens traditionnels se contentaient de belles dates ou de celles qui font chiffre rond. C'est beaucoup plus facile. Pas seulement des séries statistiques. Un historien irlandais a mis en évidence le début du réformisme dans la classe ouvrière. Pour la première fois, l'Etat apparaît comme un arbitre possible entre les groupes sociaux et pas comme un allié automatique du patronat.

C'est la réglementation des salaires dans les industries de guerre, le contrôle, des commissions et délégués d'atelier et c'est un programme travaillé par les socialistes et les syndicalistes qui est publié en décembre et qui est déjà le programme de la CGT de Ce début du réformisme, c'est un changement important dans les attitudes politiques d'un acteur social essentiel. Le syndicalisme révolutionnaire d'avant-guerre ne bascule pas tout entier ni d'un coup ; il va d'ailleurs avoir des résurgences dans le communisme, et d'abord dans la grève générale des cheminots de mai , mais le réformisme, l'idée de nationalisation, l'idée de conseil économique et social, l'idée de commissions paritaires, c'est quelque chose de tout à fait neuf.

Mes indicateurs ne sont donc pas seulement des indicateurs statistiques, ce sont aussi des constatations politiques, sociales, etc. II semble que la sociologie et l'histoire aient des pratiques finalement assez homologues. Elles font toutes les deux des périodisations. Pour le sociologue, ce n'est peut-être pas la guerre de ou celle de qui scande mais c'est une décision de licenciement, l'émergence d'un nouveau patron Elles font quelque chose comme de la science politique, c'est-à-dire qu'elles cherchent le sens de l'événement à travers le contexte. Je voulais demander à A. Prost, historien globalisant ce qu'il pensait du nouveau courant historique, de la micro-histoire et je voudrais demander au sociologue s'il y a l'équivalent en sociologie?

Chez les historiens, l'histoire globale qui fait mes délices a en effet du plomb dans l'aile. Elle est un peu acrobatique. C'est très difficile de coudre ensemble avec le même degré de compétence l'histoire du taylorisme en France, l'histoire de la Psychanalyse, l'histoire des techniques agricoles, l'histoire de la famille et il faudrait unir toutes ces histoires ensemble. Certains historiens préfèrent donc se limiter à un territoire particulier. C'est une école monographique qui doit d'ailleurs beaucoup à l'ethnologie.

La question de la pertinence de l'objet ainsi défini et découpé se pose toujours ; il ne trouve sa pertinence que par opposition, par comparaison avec d'autres phénomènes censés connus par ailleurs. C'est dire que la récusation de l'histoire globale est partiellement rhétorique car toute histoire partielle renvoie virtuellement à l'histoire totale.

Sans doute ma réponse est-elle sociologisante mais un de mes adages favoris dont je suis prêt à faire la démonstration est que l'histoire de la société tout entière est présente dans l'histoire de chacun de ses segments. L'histoire de la population française au XXème siècle permet de faire celle de toute la société. L'histoire de Neuville-aux-Près recoupe celle de toute la société. Au lieu de fuir l'histoire globale, il me paraîtrait méthodologiquement plus correct de convenir qu'elle constitue la toile de fond sur laquelle, en lui tournant le dos, la micro-histoire se détache.

Pour une fois, je peux franchement n'être pas d'accord. Tu viens d'appeler "sociologique" un principe en racontant la plus petite histoire, je raconte l'histoire de toute la société que je trouve, moi, surtout hégélien. Il est terriblement. Cette théorie de la pars totalis, la partie d'un système où se reflète tout le système, est furieusement philosophique. Et ce ne peut être qu'un philosophe furieusement entiché de la "systematické" qui a mis ça dans la tête de gens, celle de Marx en particulier même après qu'il crût avoir remis Hegel sur ses pieds.

Tu viens de prendre l'exemple de la démographie, mais pourquoi pas n'importe quelle micro-situation locale du phénomène, l'histoire de cette famille, de ce village, de ce canton? C'est le principe hégélo-marxiste, encore plus totalitaire en politique que dans les sciences sociales, qui consiste à régler les comptes de l'Esprit Absolu sur le dos de chaque individu puisqu'il est le microcosme de la dynamique sociale: Par exemple, dans la sociologie et l'histoire de l'art, quel chercheur, un peu porté au concept, n'a pas joué à retrouver dans la statuaire, la peinture ou l'orfèvrerie l'expression de cette période, le concentré de toute la société ou au moins dans son style?

On a pu voir tout le pathos de la décadence romaine dans une statue ou un portrait, dans un visage d'empereur, alors qu'il ne s'agissait peut-être que d'une convention d'atelier ou d'un gradé de garnison provinciale. Une fois sur cette pente on retrouve toujours que tout "fait époque" puisqu'on connaît l'époque , on se persuade qu'on touche du doigt l'expression du temps. J'ai au contraire une défiance de principe envers le Zeitgeist. Je fais plutôt l'hypothèse que l'univers historique est peuplé de mouvements, de micro-systématicités, dllots d'autonomie, de séries causales indépendantes: Je pense par exemple qu'en histoire de l'art le holisme dispense de faire la sociologie fine des schemes "d'atelier" comme principes autonomes de fabrication des styles.

Pourquoi toute ethnographie ou toute sociographie serait-elle un diamant concentrant toute la vérité du concept et du temps?

Rencontre definition sociologique

Quand je dis que l'histoire de la société tout entière est présente dans l'histoire de chacun de ses segments, ce n'est pas au sens du cristal qui rassemble, c'est parce que les solidarités sont telles entre les différents fils de mon câble de tout à l'heure qu'isoler l'un d'eux suppose qu'on défasse tous les autres. C'est un axiome de solidarité plus qu'une référence à un principe unique fondateur et explicatif comme le postulat marxiste, mais je peux pas fonctionner sans un axiome et je ne puis faire de l'histoire sociale comme histoire globale de la société qu'avec cet axiome qui postule l'intelligibilité du phénomène comme phénomène total.

Peut- être la micro-histoire conteste-t-ellc cet axiome mais alors où est l'intelligibilité et pourquoi? C'est ce que je trouve inquiétant comme démarche méthodologique parce que sur la lancée de la micro-histoire, il y a toujours plus micro. On peut chercher encore plus micro qu'un village ou une famille: Je pensais justement à cet exemple dans un article où je parlais de ce "meunier" 1 7; l'article essaie de faire voir ce qu'il y a, dans la conjoncture, derrière. Ou alors c'est une méthodologie maîtrisée mais elle conduit à de telles exigences d'échantillonnage qu'en réalité on ne la pratique jamais ainsi.

Vous ne pouvez faire parler ce type d'histoire qu'avec un luxe de connaissance sur le reste. II y a dans l'intervention d'Antoine Prost quelque chose qui nous renvoie à Mauss et au phénomène social total. Dans les facteurs qui expliquent le micro. Certains sont de l'ordre du micro, d'autres de l'ordre du macro.

Une de nos collègues il y a dix ans déjà a mis en évidence en étudiant finement des histoires de vie de travailleuses une scansion identique dans tous les entretiens: C'est très différent de l'idée que si l'on sait bien interroger quelqu'un, on peut reconstruire l'ensemble. J'espère qu'il ne s'agit pas de cela.

Non il ne s'agit pas de ça ; j'ai d'ailleurs dit le contraire à propos de l'interprétation. Pour me faire comprendre, je prendrai l'exemple d'une explication de document historique que je ne donne plus aux étudiants parce qu'elle est trop difficile, c'est l'avis de décès publié par Le Monde, de Mr André Cordesse, Mr André Cordesse président directeur général de Cordesse SA, administrateur de la SAGA, directeur gérant du Provençal, du Méridional, du Midi Libre, fondateur de l'aéroport de Marignane, président de la Chambre de Commerce Internationale de Marseille, etc.

Il y a toute sa titulature ; ce faire-part se termine par la mention d'un petit village de l'Ardèche qui sent son refuge, et une citation biblique tout à fait wéberienne: Parmi les personnes qui font part du décès, on trouve Mr Gaston Déferre car la première femme de Mr Gaston Déferre était la fille de cet André Cordesse. Ce faire-part qui date d'à peu près est splendide comme coupe microscopique transversale de la bourgeoisie protestante marseillaise parce qu'il y a le pouvoir économique, il y a le pouvoir de la presse, il y a le pouvoir politique, il y a des références idéologiques très précises de protestantisme, il y a la gouvernante qui fait part.

Jamais je n'ai trouvé un étudiant capable d'expliquer ce texte parce que pour expliquer, il faut déjà savoir tout sur ce qu'est la bourgeoisie protestante marseillaise. On ne va pas de la micro-histoire à la macro-histoire.

Rencontre — Wikipédia

C'est la connaissance du tout qui permet de retrouver le cas exemplaire. Je voudrais quand même lever une ambiguïté: Oui, si la connaissance historique est déjà constituée par d'autres chemins ; mais quand on se guide sur la simple impression que cela fera tilt, on se. Ah mais je ne propose pas d'organiser le récit historique à partir du cas unique ; d'ailleurs ma réaction d'historien en ayant pris ce faire part a été de guetter dans les colonnes du Monde la mort d'un Motte, d'un Tiberghien ou d'un Faidherbe pour pouvoir comparer la bourgeoisie catholique du Nord à cette bourgeoisie protestante méridionale.

Je veux dire aussi que les phénomènes de solidarité dans le changement sont considérables. Il y a même à certains moments des changements qui sont mûrs et qui attendent un événement déclencheur. Ces phénomènes de solidarité à l'intérieur du réel sont tels que quand je prends un segment du réel, je peux, à partir de ce segment, reconstituer la totalité. Non pas de la façon dont le développement de l'ensemble de l'individu est déterminé par les gènes et les chromosomes.

Définition Sociologique De La Rencontre

Un pas de plus et on est dans l'organicisme: Au fond, ce qui m'intéresse dans l'histoire de la société, c'est de l'histoire de ces relations, l'effet de ces solidarités entre les phénomènes sociaux. La seule question qui m'intéresse c'est: Est-ce que c'est dans cet état d'esprit qui a toujours quelque chose d'organiciste, selon lequel une société serait comme un organisme dans lequel les solidarités entre segments seraient telles que, grosso modo, on va toujours trouver quelque chose de la totalité dans le petit morceau ou, au contraire, faut-il être dans l'état d'esprit inverse: Bref, dans la logique du fonctionnement social ou dans la logique pluraliste?

A vrai dire, cela dépend des époques: Ce n'est pas difficile en histoire de faire des découvertes, il suffit de plonger dans un fonds d'archives que personne n'a encore dépouillé, et l'on est sûr de faire une découverte. Je viens de le faire pour l'histoire du CNRS et je suis très content: Mais mon problème n'est pas celui-là.

C'est d'avoir accumulé sur l'histoire de la société française à force de. C'est mon miel. J'ai envie de rassembler tout cela et d'en faire une synthèse. Tu poses une question que nous n'avons pas encore posée: Qu'est-ce que la synthèse historique? Tu expliques qu'il y a un moment où, à partir d'informations elles-mêmes coagulées en connaissances cohérentes sur divers secteurs de la société, tu as envie de construire une synthèse historique, autrement dit, tu définis ce moment où l'on a envie de faire comme Braudel, de faire comme Chaunu, etc.

Je me demande simplement où situer le genre d'intelligibilité que visent à produire ces synthèses typiquement historiques. Elle est aussi éloignée, si l'on y réfléchit, du pôle thucydidéen que du pôle des raisonnements expérimentaux qui, avec toutes leurs contraintes de multidépendances entre variables, de limitations de la généralité par le contexte, empêcheraient de fonctionner ces panoramas généraux.

L'enseignement, lieu de rencontre entre historiens et sociologues

N'est-ce pas un troisième pôle qui s'éloigne de celui du récit alors que dans mon schéma, il s'y trouvait jusqu'à se confondre avec le raisonnement sociologique, mais mis au service de l'histoire trans-événementielle? Beaucoup moins, encore qu'il faille faire sa place à un certain nombre d'événements. Si je fais une histoire de la société française, il y aura nécessairement une histoire de mai 68, une histoire du Front Populaire, une histoire de la Libération, une histoire de la crise sociale de parce que les moments de crise sont aussi des moments de vérité, des moments où un certain nombre de rideaux se déchirent et où s'expriment des intérêts collectifs puissants.

La crise à la fois révèle un certain nombre de traits préexistants et elle crée une nouveauté. Une histoire de la société doit allier de l'événementiel et beaucoup de structurel. Pour moi, l'important est de donner un sens global à toute une série de recherches partielles, c'est pourquoi je n'ai pas du tout envie d'abandonner l'histoire globale. J'aimerais avoir votre point de vue sur ce véritable phénomène social qu'est l'intérêt pour le passé et la mémoire collective.

On ne compte plus les historiens amateurs locaux. Est-ce qu'il ne s'attache pas à ce genre d'activité une certaine vision de l'histoire. On revient à Mitterrand, les peuples qui n'ont pas d'histoire sont des peuples sans identité. Il y a en effet dans notre société une quête des origines et des racines. Mais il me semble que comparée à ce qui se passe dans certains pays notamment Scandinaves, ce phénomène reste limité.

En Suède, au Danemark, en Angleterre, le mouvement des historiens du dimanche est beaucoup plus considérable, plus populaire qu'en France où il reste sous le contrôle des intellectuels, du moins de ces intellectuels locaux que sont les professeurs. Mais il est vrai qu'il y a en France une sorte de démocratisation de l'histoire.

La vulgarisation historique qui a mené des dizaines d'auteurs à l'Académie Française, les érudits locaux qui dans les sociétés savantes de province faisaient des recherches. Passeron, J. Histoire et sociologie: In Historiens et sociologues aujourd'hui. Veyne, P.

Comment on écrit l'histoire, Paris, Le Seuil, Temps et récit. Prost A. L'enseignement s'est-il démocratisé? Les élèves des lycées et collèges de l'agglomération d'Orléans de à Paris, PUF, , p. Durkheim, E.

Francophonie

Les règles de la méthode sociologique. Weber, M. Gesammelte Aufsàtze zur Religionsoziologie. Tubingen, Mohr, Traduction anglaise: The Religion of China. Glencoe, The Free Press, Voir sur ce point, Passeron, J. Ce que dit un tableau et ce qu'on en dit: Acles de la Journée d'études "Sociologie et Statistique", T. Eloge de la curiosité: In Philosophie et histoire, Centre Pompidou, Paris, Ce point est développé dans L'illusion de représentativité: Desrosières, A.

Un essai de mise en relation des histoires récentes de la statistique et de la sociologie. Actes de la Journée d'études "Sociologie et statistique", op. Au sens logique du "nom propre", où tout énoncé dont le sens fait intervenir une indexation, même indirecte, sur les coordonnées spatio-temporelles est une "désignation" et non une "description définie". Voir "Identité logique et identité sociale", op. Logik der Forschung: Zur Erkenntnistheorie der Modernen Naturwissenchafi. Vienne, Traduction française: La logique de la découverte scientifique. Paris, Payot, Voir en particulier l'analyse de la structure logique des propositions susceptibles d'un test falsificateur.

Molino, J. In La logique du plausible: Paris, Ed. Prost, A. Histoire de l'enseignement en France, Paris, A. Colin, Sur les problèmes posés par le "rapatriement" du relativisme culturel dans nos sociétés et les ambiguïtés de la théorie de la "légitimité culturelle" appliquée aux classes populaires, cf. Grignon, C. Le savant et le populaire, misérabilisme et populisme en sociologie et en littérature. Passeron, J-C. Passeron, I.

Biographie, flux, itinéraires, trajectoires. Revue Française de Sociologie, janvier La struture de l'organisme. Paris, Traduction française de Der Aufbau des Organismus, L'enseignement, lieu de rencontre entre historiens et sociologues [article] Jean-Claude Passeron Antoine Prost. Sociétés Contemporaines Année 1 pp. Fait partie d'un numéro thématique: Documents liés Référence bibliographique.

Résumé fre Résumé: Liste des illustrations Schéma des pôles de raisonnement [link]. Sociétés Contemporaines n' l J. On reconnaît le Bourgogne et le Bordeaux. Tout à fait. Permettez-moi de faire un schéma au tableau. Schéma des pôles de raisonnement Thucydide, comme tout narrateur qui s'arme d'une contrainte historienne est à un pôle. Pour lui la méthode comparative s'étend de l'application stricte de la méthode des variations concomitantes, au sens de Stuart Mill auquel il se réfère , c'est-à-dire du schéma le plus simple mis en oeuvre par la méthode expérimentale et la sociologie doit devenir, dit-il, la science expérimentale des faits sociaux , jusqu'à la comparaison 13 J.

Le raisonnement sociologique a 3 15 J. Le neutraliser. Le coup de maître du Suicide, fondatif en sociologie de la portée du raisonnement statistique travaillant sur des données sociales et historiques, 5 17 J. L'historien est un pur mais c'est un romancier. C'est un pur mais c'est un statisticien. Non pas du tout pour celle-là. Oui, c'est de la sociologie. C'est qu'elle est inscrite dans une période. Pourquoi parle-t-on de ceux-là? Parce que c'est le même genre d'histoire. L'influence de Braudel a été plus forte. Je veux bien admettre que le sociologue aussi bricole Tout le monde est un go-between si je comprends bien.

C'est ta position? Mais ce que je revendique comme étant le propre de l'historien, c'est la question sur le temps, c'est le travail du temps, le découpage en période, le montage ai J. Pas davantage dans les sciences de la matière. Ce doit être celle-là dont tu parles. Moi-même, qui ne faisais plus à cette époque d'enquêtes sur l'Ecole, j'ai été frappé par le fait que nos enquêtes antérieures en sociologie de l'éducation, qui étaient quelque peu parcellaires, n'avaient permis qu'un diagnostic synthétique sur la J. Là il y a en effet une interpénétration, mais il y a aussi le fait que, pour des raisons que je ne m'explique pas, il y a aussi dans ce secteur une collaboration entre histon ne et 7 J.

Je ne savais pas. Il n'y a plus d'histoire si "amour" au Xllème siècle désigne la même réalité que "amour" 31 J. Oui, dans la mesure des gammes, des gammes ça doit être vrai. La méthode d'Alain Decaux est une méthode historique classique, mais il choisit des sujets que les historiens considèrent comme non 33 J. La rencontre est la négation et le parachèvement du hasard. Au lieu de se rencontrer physiquement en face à face , il existe aussi des moyens de mise en relation virtuelle et à distance permettant d'avoir des discussions ou autres interactions [ 2 ] jeux, approche amoureuse, Selon la nature de l'interaction recherchée, on parlera de jeu en ligne , de site de rencontre , etc.


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